Enfant en Danger

Actualités

06 Mar. 2018

âge minimal du consentement sexuel

 

Marlène Schiappa a annoncé que le projet de loi en cours fixait le seuil minimum du consentement sexuel à 15 ans. Elle précise donc qu'en dessous de cet âge, tout rapport sexuel avec un majeur sera considéré comme un acte contraint.

Elle déclare vouloir "faire en sorte qu'il y ait des procès pour viol et non pas pour atteinte sexuelle".

Différentes personnalités et instances avaient ces dernières semaines fait part de leur opinion ou  de leur recommandation concernant un âge minimal de consentement. Certains, se disaient en faveur d'un seuil à 13 ans, d'autres préféraient fixer à l'âge de 15 ans. un groupe de travail du Sénat s'était, quant à lui, prononcé contre un âge minimal de consentement. 

 

Le texte de loi sera discuté le 7 mars prochain et présenté officiellement fin mars.

 

 

source :Le Monde

27 Feb. 2018

la fessée bientôt interdit par la oi

Donner une fessée à son enfant bientôt interdit par la loi??

Des dé­pu­tés de di­vers bords ont dé­posé une pro­po­si­tion de loi. Une in­ter­dic­tion déjà en vi­gueur dans une ma­jo­rité de l'Eu­rope.

Donner une fes­sée ou une gifle à un en­fant pour­rait bien­tôt être in­ter­dit en France. Des dé­pu­tés de di­vers bords ont an­noncé ce jeudi le dépôt d'une pro­po­si­tion de loi vi­sant à in­ter­dire les « vio­lences édu­ca­tives or­di­naires ».

La pro­po­si­tion de loi, por­tée par Maud Petit (MoDem) et Fran­çois Mi­chel-Lam­bert (LREM), a été co-si­gnée par 27 dé­pu­tés. Y fi­gurent la pré­si­dente de la Com­mis­sion des Af­faires so­ciales Bri­gitte Bour­gui­gnon (LREM), la pré­si­dente de la dé­lé­ga­tion aux droits des femmes Ma­rie-Pierre Rixain (LREM), mais aussi la com­mu­niste Elsa Fau­cillon ou en­core l'In­sou­mis Bas­tien La­chaud.

Dans un com­mu­ni­qué, Maud Petit rap­pelle que Fran­çois-Mi­chel Lam­bert (issu des rangs éco­lo­gistes) avait fait adop­ter un amen­de­ment en ce sens au pro­jet de loi « Ega­lité et ci­toyen­neté », voté fin 2016.

Mais une se­maine après le vote, des sé­na­teurs du parti Les Ré­pu­bli­cains avaient contesté cet amen­de­ment au­près du Conseil consti­tu­tion­nel. Les « Sages » leur avaient donné rai­son au motif que cette « in­ter­dic­tion de la fes­sée » ne pré­sen­tait « pas de lien » avec le pro­jet de loi ini­tial.

9 enfants sur 10 subissent des pratiques punitives

Maud Petit et Fran­çois Mi­chel-Lam­bert « jugent donc es­sen­tiel de lé­gi­fé­rer une nou­velle fois sur le sujet, afin que les en­fants soient pro­té­gés contre toute forme de vio­lence édu­ca­tive, que la France soit en confor­mité avec les re­com­man­da­tions in­ter­na­tio­nales (ONU, Conseil de l'Eu­rope) qui pro­hibent les châ­ti­ments cor­po­rels, et qu'une prise de conscience de la part de l'opi­nion pu­blique se réa­lise ».

« 87 % des en­fants su­bissent, quo­ti­dien­ne­ment, des pra­tiques pu­ni­tives et coer­ci­tives aux­quelles les pa­rents ont re­cours à titre édu­ca­tif », selon l'ex­posé des mo­tifs de la pro­po­si­tion de loi.

Ces « vio­lences édu­ca­tives or­di­naires » re­groupent dif­fé­rentes ca­té­go­ries de faits : « vio­lence ver­bale : mo­que­ries, pro­pos hu­mi­liants, cris, in­jures…?; vio­lence psy­cho­lo­gique : me­naces, men­songes, chan­tage, culpa­bi­li­sa­tion…?; et/ou vio­lence phy­sique : gifles, pin­ce­ments, fes­sées, se­cousses, pro­jec­tions, ti­rage de che­veux, tapes sur les oreilles… ».

Des conséquences sur la santé mentale des enfants

Selon les as­so­cia­tions par­ti­sanes d'une « édu­ca­tion sans vio­lence », ces gestes sou­vent jugés ano­dins par les pa­rents et to­lé­rés par la so­ciété ont des consé­quences sur « la santé phy­sique et men­tale » des en­fants.

Lire aussi : > Fes­sée : l'Eu­rope épingle la ri­gueur de la France https : //www.?lesechos.?fr/?02/?03/?2015/?lesechos.?fr/?0204193357501_?fessee---l-europe-epingle-la-rigueur-de-la-france.?htm> La France viole le traité sur les châ­ti­ments cor­po­rels aux en­fants https : //www.?lesechos.?fr/?04/?03/?2015/?lesechos.?fr/?0204199235247_?la-france-viole-le-traite-sur-les-chatiments-corporels-aux-enfants.?htm

D'après une méta-ana­lyse pu­bliée en 2016 dans la revue « Jour­nal of Fa­mily Psy­cho­logy » et concer­nant 160.000 en­fants, la fes­sée n'ap­porte aucun effet « bé­né­fique » aux en­fants, au contraire, elle dé­té­riore leur re­la­tion avec leurs pa­rents et les fra­gi­lise af­fec­ti­ve­ment.

La France épinglée par le Conseil de l'Europe

La pro­po­si­tion de loi dé­po­sée ce jeudi vise no­tam­ment à ins­crire dans le code civil que « les en­fants ont le droit à une édu­ca­tion sans vio­lence », une règle avant tout sym­bo­lique, sans sanc­tion pé­nale à la clé.

La Suède a été le pre­mier Etat à in­ter­dire les châ­ti­ments cor­po­rels sur les en­fants, en1979. Selon le re­cen­se­ment de l'as­so­cia­tion « End Cor­po­ral Pu­nish­ment of Chil­dren », une ma­jo­rité des pays d'Eu­rope ont de­puis fait de même.

La France fait donc par­tie des der­niers pays eu­ro­péens à n'avoir pas in­ter­dit clai­re­ment toute forme de « vio­lences or­di­naires » en­vers les en­fants. Le Conseil de l'Eu­rope l'a épin­glée en mars 2015 pour ne pas s'être mis en confor­mité avec la Charte eu­ro­péenne des droits so­ciaux, qui pré­cise que les Etats si­gna­taires doivent « pro­té­ger les en­fants et les ado­les­cents contre la né­gli­gence, la vio­lence ou l'ex­ploi­ta­tion ».

Voir également :  video.OVEO

 

source : echos.fr

26 Feb. 2018

Les ados et la pornographie

 A l'heure d'internet, les plus jeunes sont de plus en plus confrontés à des images à caractères pornographiques, que cela résulte de leur volonté ou des aléas de la navigation en ligne. Mais face à la force des images, ils se retrouvent souvent désarmés par l'absence de discours autour de la sexualité.

Enquête de Bénédicte de Soultrait : ados et porno

La pornographie qu'en penses-tu ?

version audio :  France Inter