Enfant en Danger

Actualités

06 Jun. 2017

La place et les droits de l'enfant en France

Enquête sur la place et les droits de l'enfant en France : Accroître la connaissance des droits de l'enfant permet de mieux les protéger.

 

 

Jacques Toubon, Défenseur des droits, a publié fin mai le dernier volet de son enquête "Accès aux droits"  portant sur la place et la défense des droits de l'enfant.

L'enquête "accès aux droits" fournit des données significatives sur les représentantations et expériences de la population au sujet des droits de l'enfant.

cette enquête donne ainsi un éclairage nouveau sur le niveau de connaissacne des droits de l'enfant en france métropolitaine. Elle permet également d'aborder les réactions de la population lorsqu'elle est confrontée à des situations où ces droits ne sont pas respectés.

Quelques exemples :

Une personne sur deux est en mesure de citer spontanément un des droits protégés par la Convention internationale des droits de l’enfant.

Les droits mentionnés sont souvent les mêmes, à savoir : le droit à l’éducation, le droit d’être protégé·e contre les maltraitances ou encore le droit d’être en bonne santé.

En moyenne, 16 % de la population rapporte avoir été témoin d’une atteinte aux droits de l’enfant dans les cinq dernières années. Parmi les personnes qui citent au moins un droit de l’enfant, cette proportion s’élève à 22 %.

Les situations de maltraitance (physique, verbale, psychologique et/ou sexuelle) sont les plus fréquemment rapportées. En moyenne, une personne sur 10 déclare avoir été témoin d’une situation de maltraitance dans les cinq dernières années.

Face à une atteinte aux droits de l’enfant, une personne sur deux entame des démarches pour faire reconnaître cette situation.

Plus les atteintes aux droits de l’enfant sont fréquentes, moins les alertes sont importantes.

Le fait de citer au moins un droit de l’enfant double la probabilité d’entamer des démarches pour faire reconnaître la situation d’atteinte aux droits d’un enfant.

Quelle que soit l’atteinte aux droits de l’enfant rapportée, l’école constitue le principal interlocuteur pour les personnes souhaitant faire reconnaître cette situation.

Les personnes qui n’entament pas de démarches suite au constat d’une atteinte aux droits d’un enfant évoquent le manque de preuves comme frein à leur action (53 %) mais aussi l’idée que « ça ne les regarde pas » (41 %).