Enfant en Danger

Actualités

13 Nov. 2017

Les enfants du monde entier victimes de violence

Un nombre stupéfiant d’enfants, parfois âgés de 12 mois seulement, sont victimes souvent vicitme de violence de la part des personnes chargées de s’occuper d’eux, alerte l’UNICEF dans un nouveau rapport publié aujourd’hui.

« Les sévices infligés aux enfants dans le monde entier sont vraiment préoccupants », déclare Cornelius Williams, Chef, Protection de l’enfance à l’UNICEF. « Des bébés sont giflés, des filles et des garçons sont contraints de se livrer à des actes sexuels, des adolescents sont assassinés au sein de leur communauté. La violence envers les enfants n’épargne personne et ne connaît aucune limite. »

La violence envers les enfants est omniprésente

Le rapport « Un visage familier : la violence dans la vie des enfants et des adolescents » s’appuie sur les données les plus récentes pour montrer que les enfants sont victimes de la violence à tous les âges et dans tous les contextes.

Violence domestique pendant la petite enfance :

  • Trois quarts (environ 300 millions) des enfants âgés de 2 à 4 ans à travers le monde sont victimes d’agressions psychologiques et/ou de punitions physiques au sein même de leur foyer, de la part des personnes qui s’occupent d’eux.
  • Près de six enfants sur dix âgés de 12 mois dans 30 pays disposant de données sur le sujet sont régulièrement victimes de discipline violente. Pour presqu’un quart des enfants de cet âge, la punition consiste à se faire secouer et près d’un sur dix est giflé ou frappé au visage, à la tête ou aux oreilles.
  • Dans le monde, un enfant de moins de 5 ans sur quatre vit avec une mère victime de violence de la part de son partenaire intime.

Violence sexuelle envers les filles et les garçons :

  • À travers le monde, environ 15 millions d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont subi des rapports ou autres actes sexuels forcés au cours de leur vie.
  •  Seul 1 % des adolescentes victimes de violences sexuelles a sollicité l’aide de professionnels.
  •  En moyenne, dans les 28 pays disposant de données sur le sujet, 90 % des adolescentes ayant subi des rapports sexuels forcés ont déclaré que l’auteur du premier incident était une personne qu’elles connaissaient. D’après des données émanant de six pays, les amis et les camarades de classe ainsi que les partenaires figurent parmi les auteurs les plus fréquemment signalés de violences sexuelles contre les garçons adolescents.

Morts violentes parmi les adolescents :

  • Quelque part dans le monde, toutes les sept minutes, un adolescent est tué par un acte violent.
  • Aux États-Unis, les garçons noirs non hispaniques âgés de 10 à 19 ans ont presque 19 fois plus de risques d’être assassinés que les garçons blancs non hispaniques du même âge. Si le taux d’homicide des garçons noirs non hispaniques était le même pour l’ensemble des adolescents du pays, les États-Unis figureraient parmi les dix pays à la mortalité la plus élevée au monde.
  • En 2015, un adolescent noir non hispanique aux États-Unis avait autant de risques d’être assassiné qu’un adolescent sud-soudanais de perdre la vie dans des violences collectives dans son pays déchiré par la guerre.
  • L’Amérique latine et les Caraïbes constituent la seule région où le taux d’homicide parmi les adolescents a augmenté ; près de la moitié de la totalité des homicides d’adolescents enregistrés en 2015 ont été commis dans cette région.

 
Violence à l’école

  • La moitié (732 millions) des enfants en âge d’être scolarisés vit dans un pays où les châtiments corporels à l’école ne sont pas totalement interdits.
  • Les trois quarts des fusillades enregistrées dans des écoles au cours des 25 dernières années se sont produites aux États-Unis.

Dans chacune de ses actions, l’UNICEF met tout en œuvre pour éliminer la violence, notamment en soutenant les efforts des gouvernements pour améliorer les services apportés aux enfants touchés par la violence, en élaborant des politiques et des mesures législatives visant à protéger les enfants et en aidant les communautés, les parents et les enfants à prévenir la violence au moyen de programmes pratiques, tels que des cours de parentalité et des initiatives visant à lutter contre la violence domestique.

Mettre fin à la violence contre les enfants

Pour éliminer la violence envers les enfants, l’UNICEF appelle les gouvernements à prendre immédiatement des mesures et à appliquer le programme INSPIRE, élaboré et promu conjointement par l’OMS, l’UNICEF et le Partenariat mondial pour mettre fin à la violence envers les enfants, au moyen des stratégies suivantes, notamment :

  • en adoptant des plans d’action nationaux visant à éliminer la violence envers les enfants, qui soient convenablement coordonnés et qui incluent les autorités chargées de l’éducation, de la protection sociale, de la justice et de la santé ainsi que les communautés et les enfants ;
  • en modifiant les comportements des adultes et en traitant les facteurs qui contribuent à la violence envers les enfants, y compris les inégalités sociales et économiques, les normes sociales et culturelles qui excusent la violence, l’absence de politiques et de mesures législatives appropriées, l’insuffisance des services offerts aux victimes et des investissements limités en faveur de systèmes efficaces de prévention et de lutte contre la violence ;
  • en centrant les politiques nationales sur la réduction des comportements violents et des inégalités et sur la limitation de l’accès aux armes à feu et autres armes ;
  • en développant des services sociaux et en formant les travailleurs sociaux à fournir des orientations, des conseils et des services thérapeutiques aux enfants victimes de violence ;
  • en formant les enfants, les parents, les enseignants et les membres de la communauté à reconnaître la violence sous toutes ses formes et en leur donnant les moyens de s’exprimer et de signaler la violence en toute sécurité ;
  • en recueillant des données mieux ventilées sur la violence envers les enfants et en suivant les progrès accomplis au moyen d’un solide système de suivi et d’évaluation.
     

 source : www.unicef.fr
Vu sur: https://www.unicef.fr/contenu/espace-medias/des-millions-d-enfants-dans-le-monde-victimes-de-violences

03 Nov. 2017

Conférence H.Romano 27 octobre GAP : blessés psychiques et traumatisme

09 Oct. 2017

Syndrome du bébé secoué

 Le syndrome du bébé secoué est toujours d'actualité puisque la haute Autorité de la Santé vient de publier à nouveau ses recommandations. En lien avec la société française de médecine et de réadaptation, ils constatent que ce phénomène reste encore méconnu et qu'il est important de sensibiliser à son repérage et d'actualiser les recommandations.

Lien : Diagnostiquer les cas de bébé secoué et poursuivre la mobilisation contre les maltraitances infantiles

 

18 Sep. 2017

UNE CAMPAGNE CONTRE LES VIOLENCES VERBALES FAITES AUX ENFANTS

 

Selon les dernières statistiques réalisées par l'organisation Mémoire traumatique et victimologie, un mineur sur trois est victime de violences psychologiques. 

 

L'Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo) et l'association Stop VEO - Enfance sans violences ont lancé, mardi dernier, une première campagne de sensibilisation nationale contre les violences verbales infligées aux plus jeunes.

Pour celles-ci, il ne s’agit pas de culpabiliser les parents mais de les sensibiliser aux conséquences des humiliations et des dénigrements quotidiens sur le développement psychologique de l’enfant. 

 

 


Modifié le 18/09/2017 a 15:27

07 Sep. 2017

Journée formation avec Hélène Romano

La violence, les actes de maltraitance, les événements traumatiques viennent marquer le parcours de personnes qui les subissent.

La méconnaissance des conséquences d’un acte violent, peut rendre incompréhensible et inadaptée l’écoute et l’accompagnement des victimes par les professionnels et provoquer le désarroi des familles face aux comportements des leurs enfants victimes et à leurs difficultés pour trouver des réponses à leurs questions.

 

L’Association ENFANT EN DANGER propose une journée :

 

Quelle place pour le traumatisme et les blessés psychiques dans une société victimophile ?

 

 Hélène ROMANO

Docteur en psychopathologie

Psychothérapeute

Psychologue référente de la cellule d’urgence médico- psychologique du SAMU 94

 

   Vendredi 27 Octobre 2017 de 9h30 à 17h

                                                      Conseil Départemental Gap

 

Coût : 10 euros

Inscription et paiement avant le : 21 septembre 2017

 

Un justificatif de paiement et une attestation de présence pourront être délivrés.

 

 

Contexte :

            Si le terme de traumatisme est désormais entré dans le langage commun, force est de constater les dérives de son usage et les effets dramatiques que cela peut avoir quand les interventions auprès des impliqués ne sont pas adaptées. Notre société française vicitmophile laisse croire à une meilleure prise en charge des personnes confrontées à des évènements traumatiques. Or, les troubles post-traumatiques continuent d’être méconnus.

La réinscription de la souffrance psychique prioritairement dans le champ de la santé mentale et non plus sur la scène sociale est un débat polémique dans lequel les intervenants auprès d’impliqués ont une responsabilité : savoir adapter leur prise en charge en ne psychiatrisant pas toutes les réactions sur les sujets impliqués, et en s’ajustant à chacun selon les âges.

Il est donc essentiel de bien comprendre ce qu’est un traumatisme, ses conséquences immédiates comme différée et les modalités de prise en charge pour que les interventions proposées renforcent la résilience individuelle et collective et ne participe plus à survictimiser les blessés psychiques.

 

Objectifs :

-          Comprendre la distinction entre trauma, traumatisme, évènement traumatique, dimension traumagène, traumatisé et victime

-          Connaître l’expressivité des troubles selon la temporalité et l’âge des impliqués

-          Savoir comment intervenir auprès d’une personne traumatisée pour renforcer ses ressources résilientes

 

 

Bulletin Inscription et paiement à renvoyer à l’Association Enfant en danger

12 Rue Pasteur 05000 Gap – Tel: 04 92 51 55 00

Avant le 21 septembre

 

NOM : ………………………………………

Prénom : ……………………………………

E-mail : ……………………………………

Organisme / Institution : ……………………………………

 

Fonction : ………………………………


Modifié le 18/09/2017 a 11:24

01 Sep. 2017

Rentrée scolaire et Défenseur des droits

Le Défenseur des droits intervient dans la défense et la promotion des droits de l’enfant. Il est notamment chargé de veiller au respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dans laquelle figure le droit à l’éducation.

Si vous rencontrez des difficultés pour scolariser votre enfant, son inscription ayant été refusée en raison de son lieu de résidence, de son état de santé ou de son handicap, de son origine ou de vos revenus. Ou si votre enfant est victime de harcèlement dans son établissement scolaire. Lien