Enfant en Danger

Actualités

19 Feb. 2018

Rapport 2017 Défenseur des droits

À l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, célébrée le 20 novembre, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, et la Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, ont remis au Président de la République leur rapport annuel sur les droits de l’enfant intitulé « Droits de l’enfant en 2017 : au miroir de la Convention internationale des droits de l’enfant ».

Deux ans après l’examen par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU de l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) dans notre pays, le rapport du Défenseur des droits continue de constater un déséquilibre entre les droits énoncés par les textes législatifs et règlementaires et les droits effectivement réalisés pour les enfants, en dépit des évolutions positives du cadre juridique et du lancement de différents plans ou stratégies nationales.

Ainsi, le rapport souligne la nécessité de développer la prévention, le soutien à la parentalité et la participation des enfants, tout en mobilisant les moyens et ressources indispensables à la conduite d’une politique de santé des enfants et des adolescents : il alerte en particulier sur le niveau insuffisant des services de Protection Maternelle Infantile et de médecine scolaire. Par ailleurs, il constate la persistance d’inégalités dans l’accès aux services de santé : inégalités territoriales d’abord, particulièrement importantes en Guyane et à Mayotte, mais inégalités également sur l’ensemble du territoire à l’égard des enfants étrangers, Rom et mineurs non accompagnés, vivant dans des bidonvilles ou dans la rue.

L’autre axe important du rapport peut paraître plus surprenant ou à tout le moins peu conventionnel pour cette publication annuelle : l’éducation à la sexualité. Celle-ci, selon le rapport, constitue un enjeu majeur pour le développement physique et mental ainsi que pour le bien-être des enfants et des adolescents. Le Défenseur des droits constate que l’obligation de conduire des actions d’éducation à la sexualité est très peu suivie et pointe notamment que “ne se développe pas suffisamment une approche globale et respectueuse des sexualités et des relations sexuelles et susceptible de contribuer à la lutte contre les préjugés et stéréotypes de sexe, d’identité, de genre et d’orientation sexuelle”.

Le rapport préconise de s’appuyer davantage sur les enfants et les adolescents, d’associer les parents, de mieux former les professionnels et d’améliorer les compétences des intervenants.

Au regard de ces différents constats, le Défenseur des droits énonce 21 recommandations aux pouvoirs publics, pour le droit à la santé et l’éducation à la sexualité des enfants et des jeunes.

voir : Rapport Droits de l'Enfant en 2017

 

06 Feb. 2018

Violences éducatives : une nouvelle campagne pour changer les pratiques

« Crier, frapper, hurler, humilier son enfant, c'est le marquer pour longtemps » : avec ce slogan, la nouvelle campagne de prévention contre les violences éducatives ordinaires entend marquer les esprits pour faire évoluer les pratiques éducatives dans notre pays encore trop imprégné de « l'injonction de dresser les enfants pour qu'ils soient obéissants », estime le Dr Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne.

Modifier les pratiques

Lancée par la Fondation pour l'Enfance, en partenariat avec l'agence Josiane, et France Télévisions, cette campagne souhaite amener les parents à « réfléchir et à changer ces mauvaises habitudes souvent héritées de [leur] éducation »  via, en particulier, la diffusion de deux spots télévisés de sensibilisation et de prévention à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Selon la Fondation pour l'Enfance, « 85 % des parents français utilisent ces violences dites éducatives et plus de 50 % des parents commencent à frapper leur enfant avant l’âge de deux ans, persuadés par l’éducation qu’ils ont reçue que cela leur a été utile et profitable ».

Pour l'agence Josiane, qui a conçu et réalisé la campagne, il est important de s'adresser aux parents de manière éducative, non culpabilisante. « La violence éducative ordinaire, ce sont des parents qui aiment leurs enfants, mais qui leur font subir ces violences parce qu'ils ne savent pas qu'à long terme cela leur est néfaste. »

Or, toute forme de violence, qu'elle soit physique, verbale ou psychologique, peut avoir un retentissement négatif sur l'enfant. « De nombreuses études, canadiennes et américaines, montrent à quel point ces violences peuvent provoquer des dégâts, sur la vie, sur la relation aux autres, l'estime de soi, l'assurance, l'anxiété, le stress qui, lui-même, peut entraîner des pathologies », souligne le Dr Lazimi. Selon lui, « on ne pourra faire quelque chose que lorsqu'il y aura une loi qui interdira toute violence envers les enfants ».

Une loi en préparation

À l’heure actuelle, alors que 53 pays dont 23 en Europe ont interdit par la loi les violences éducatives ordinaires en direction des enfants, il n'existe pas de loi qui stipule que l'éducation doit se faire en dehors de toute forme de violence.

Une proposition de loi est, cependant, en cours d'élaboration en France. Préparée notamment par Maud Petit, députée Modem du Val-de-Marne, et François-Michel Lambert, député LREM des Bouches-du-Rhône, elle a pour objectif « non pas de sanctionner, mais d'accompagner les parents, les écouter et leur rappeler que l'on peut faire autrement », souligne Mme Petit. « Il est important de poser les choses, de les graver dans le marbre et d'éduquer les parents, d'éduquer la société par des propos qui seront répétés régulièrement, à l'occasion d'un mariage, à la maternité, en PMI, en crèche ou à l'école. »

Pour Marie Derain, secrétaire générale du Conseil national de protection de l'enfance, pour qui « ce n'est pas la loi qui fait prioritairement bouger les choses sur les questions d'éducation », le débat qui entourera cette proposition de loi au Parlement aura le mérite de faire « déborder dans les autres lieux » la question des violences éducatives ordinaires. Mais cette loi devra également s'accompagner de « démarches éducatives, pédagogiques dans tous les lieux qui accueillent les enfants car, au-delà des parents, il y a toute la question des institutions et des lieux institutionnels qui sont encore parfois violents simplement dans leurs organisations avec les enfants », souligne-t-elle.

Le médecin, acteur de la prévention

Les professionnels de santé ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre les violences éducatives ordinaires, estime le Dr Lazimi. « L'entretien prénatal précoce peut être un bon moment pour sensibiliser les parents », souligne-t-il. Mais la prévention peut également se faire dans le cabinet du médecin : « Lors d'une consultation médicale, le professionnel peut repérer une attitude violente d'un parent, physique ou verbale, et intervenir, discuter avec le parent et poser la question des violences pour alerter sur leur impact sur la santé de l'enfant », conclut-il.

 

La ministre de la Santé présentera en mai « une stratégie nationale de protection de l'enfance et de l'adolescence » pour 2018-2022.

Elle concentrera son action sur : « la lutte contre toutes les violences faites aux enfants et un meilleur repérage de ces violences ; la prévention afin d’anticiper les difficultés et les ruptures dans la vie des enfants et des familles ; l’accompagnement des jeunes adultes à la sortie de l’aide sociale à l’enfance ; l’accès aux soins des enfants pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. »

 

source: www.lequotidiendumedecin.fr

 

22 Jan. 2018

Rapport de l'ONPE

Rapport de l’Observatoire National de la Protection de l’Enfance.

 

L’année 2017 correspond à l’anniversaire des dix ans de la loi de 2007 et à la première année d’entrée en vigueur de celle de 2016. Située au centre des préoccupations du législateur, la question de la prise en compte des besoins de l’enfant se pose à l’ensemble des acteurs des dispositifs, tant de prévention que de repérage et de prise en charge des enfants et de leurs familles.

Différents travaux récents de l’ONPE contribuent à ces réflexions. La période 2016-2017 est également marquée par l’instauration en France d’une nouvelle instance de gouvernance, le Conseil national de la protection de l’enfance. Installé le 12 décembre 2016 par Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, le CNPE a été créé par la loi du 14 mars 2016 et placé auprès du Premier ministre. Il présente l’avantage de réunir l’ensemble des acteurs du champ, avec la mission principale de proposer au Gouvernement des orientations nationales pour la protection de l’enfance, afin de construire une stratégie nationale.

L’année écoulée a vu également le lancement du plan interministériel 2017-2019 de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants. Si, par le passé, des campagnes nationales de lutte contre les mauvais traitements aux enfants ont été menés, l’intérêt d’un plan est d’inscrire l’action dans le temps et de décliner les moyens nécessaires à leur réalisation. Quatre axes ont été définis: «Améliorer la connaissance et comprendre les mécanismes des violences », « Sensibiliser et prévenir », « Former pour mieux repérer », « Accompagner les enfants victimes de violences ».

En 2016, les forces de sécurité ont enregistré 19 700 mineurs victimes de violences sexuelles ( Parmi ces victimes 15 450 (78 %) sont des filles. Pour 3 victimes sur 10, l’atteinte a été subie dans la sphère familiale (31 %).

Dans l’ensemble de la population des mineurs de France métropolitaine, 1,4 personnes sur

 1 000 ont subi des violences sexuelles en 2016. Ce taux de victimation est le plus élevé pour les mineures : en 2016, 2,2 filles sur 1 000 ont été victimes de violences sexuelles, contre 0,6 garçons sur 1 000.

On observe également que parmi les violences sexuelles, les viols touchent plus fortement les filles, que ce soit dans le cadre intrafamilial (79 %) ou dans un cadre plus large (81 %).

Par ailleurs, les services de police et de gendarmerie ont enregistré, en 2016, 53 270 mineurs victimes de violences physiques dont près de 4 sur 10 dans la sphère familiale (39 %). À ces âges, les violences physiques touchent les filles et les garçons dans les mêmes proportions (taux de victimation 1,5 pour 1 000 mineurs) dans le cadre intrafamilial alors que les garçons sont plus exposés dans le cadre extrafamilial (taux de victimation de 2,9 ‰ pour les garçons contre 1,7 ‰ pour les filles)

Concernant les violences physiques, le taux de victimation est, quelles que soient les classes d’âge parmi les mineurs, plus élevé chez les garçons. Que ce soit chez les filles ou les garçons, ce taux de victimation (intrafamilial et extrafamilial) augmente avec l’âge

 Il n’y a que chez les garçons que le taux de victimation diminue à l’adolescence dans le cadre intrafamilial alors qu’il continue d’augmenter chez les filles.

 

 

Inversement, concernant les violences sexuelles, le taux de victimation est plus élevé chez les filles, quelles que soient les classes d’âge : il est plus de deux fois plus élevé pour les moins de 12 ans et sept fois plus élevé à l’adolescence. Chez les filles, le taux de victimation augmente avec l’âge, même si le taux diminue après 11 ans lorsque ces atteintes ont lieu dans le cadre intrafamilial : celui-ci passe de 0,9 ‰ pour les filles âgées de 6 à 11 ans à 0,5 ‰ pour les filles de 12 ans et plus.

 

Concernant les pupilles de l’Etat,

Avec 2 626 pupilles de l’État au 31 décembre 2016, leur nombre augmente pour la quatrième année consécutive, mais de manière beaucoup moins importante que les trois années précédentes : + 0,4 % par rapport à 2015.

 Le nombre d’enfants pupilles de l’État confiés à une famille en vue de leur adoption diminue, passant de 999 à 982 (- 2 %). Ainsi, au 31 décembre 2016, 37 % des pupilles de l’État sont en attente d’un jugement d’adoption contre 38 % un an plus tôt.

 source : Rapport ONEP www.onep.gouv.fr


Modifié le 01/02/2018 a 15:14

15 Dec. 2017

accompagnement des enfants co-victimes de violences conjugales

Le rapport est issu d’un groupe de travail pluri-expert mobilisé par l’Observatoire Régional des Violences faites aux Femmes (ORVF) du Centre Hubertine Auclert. Celui-ci met en lumière les conséquences sociales et psychologiques des violences conjugales sur les enfants, qui doivent être considérés comme co-victimes, et le manque actuel des dispositifs de protection, d’accompagnement et de soins disponibles.

Les objectifs : le rapport propose des préconisations concrètes de réformes juridiques et institutionnelles pour permettre d’améliorer la protection et l’accompagnement de ces enfants et du parent victime.

 

 

Rapport : MIEUX PROTÉGER ET ACCOMPAGNER LES ENFANTS CO-VICTIMES DES VIOLENCES CONJUGALES - 2017

 

 

 

source :Association Centre de victimologie pour mineurs

 

28 Nov. 2017

La maltraitance émotionelle

Au contraire de la maltraitance physique qui est visible et bien identifiée par les professionnels de la petite enfance, la maltraitance émotionnelle, invisible, est relativement méconnue. Pourtant, son impact sur l’enfant est bien réel et désormais documenté par la recherche.

Des exemples de maltraitances émotionnelles
Sont qualifiées de maltraitances « émotionnelles » l’ensemble des violences psychologiques et verbales qui viennent induire inutilement une émotion de peur ou de honte chez l’enfant.
Exemples :

• Crier sur l’enfant, élever la voix
• Le menacer (si tu continues à mordre, je vais en parler à tes parents ce soir, je te préviens)
• L’humilier, le ridiculiser (Livio, arrête de cracher partout, c’est dégoûtant ! Puisque que tu te comportes comme un bébé, je vais te ramener chez les bébés)
• Le punir (comme tu n’arrives pas à rester calme, tu quittes la table et tu restes tout seul sur le tapis)
• Le mépriser, lui dire qu’il est un enfant « méchant », « nul », « vilain », « capricieux », « comédien »
• Accuser systématique le même enfant quand il y a un conflit
• Se moquer de lui (par exemple, se moquer de ses pleurs)
• Lui couper la parole

La maltraitance émotionnelle regroupe également l’ensemble des comportements de l’adulte qui ne répondent pas aux besoins fondamentaux de proximité physique, d’affection, de réassurance, de mouvement, d’exploration du jeune enfant.
Exemples :
• Laisser pleurer l’enfant tout seul alors que nous serions en mesure de le prendre dans les bras
• Le priver de sa tétine ou de son doudou parce que son comportement n’a pas été en adéquation avec les attentes de l’adulte
• Ne pas le rassurer quand il en manifeste le besoin

L’institution elle-même peut induire un nombre non négligeable de maltraitances émotionnelles, malgré la bonne volonté des professionnels qui y exercent. Cette violence dite « institutionnelle » peut se définir comme une maltraitance diffuse, non volontaire, causée par le dysfonctionnement de l’institution elle-même. C’est Stanislas Tomkiewicz, psychiatre et chercheur, qui a proposé ce concept dans les années 1980.
Exemples :
• Accueillir un nombre trop important d’enfants au sein d’un même espace, ce qui vient générer un stress individuel et collectif important
• Ne pas permettre à un professionnel d’être au sol sur le temps du repas pour s’occuper des enfants qui ne mangent pas et qui sont susceptibles de pleurer seuls
• Contraindre les enfants affamés à patienter derrière une barrière tandis qu’un groupe d’enfants est en train de manger sous leurs yeux
• Ne pas prévoir un nombre suffisant d’adultes pour accueillir les enfants
• Instaurer un cadre, composé de limites et d’interdits, qui va à l’encontre de leurs besoins fondamentaux (par exemple : ne jamais leur permettre de crier, de grimper, de courir, d’aller dehors, etc.)

Quel est leur impact sur le cerveau de l’enfant ?
Depuis une dizaine d’années, les recherches en neurosciences affectives et sociales permettent d’identifier, avec une précision grandissante, l’impact de ces maltraitances émotionnelles. Nous savons désormais que celles-ci peuvent avoir des conséquences sur le développement du cerveau affectif de l’enfant et notamment sur la maturation de leur Cortex-Orbito Frontal (COF). Le COF est une petite région-clé polyvalente qui favorise l’épanouissement de l’individu en société. C’est elle qui nous permet de réguler nos émotions, d’apaiser nos réactions vives, d’être en empathie, de développer notre sens moral, d’anticiper, etc.  

En 2012, Allan Schore, médecin et chercheur en sciences biocomportementales, souligne que le COF d’un enfant mature davantage lorsque son entourage est chaleureux et empathique. Au contraire, lorsque ce dernier se montre maltraitant, la maturation du COF est freinée. En 2010, Martin H. Teicher, chercheur et directeur du Programme de Recherche en biopsychiatrie développementale, a montré que les humiliations verbales infligées à l’enfant étaient susceptibles d’altérer des régions-clés du cortex préfrontal de l’enfant et d’engendrer des troubles psychiatriques, des troubles dissociatifs, de l’identité et de la personnalité. En 2013, Rebecca Waller, chercheuse en psychologie du développement à l’université d’Oxford, a synthétisé les données de 30 études portant sur les éducations strictes et sévères, reposant sur la discipline et la punition. Il a été constaté que ce type d’éducation produisait sur l’enfant l’effet inverse que celui escompté : une fois adolescents, ces enfants éduqués « à la dure » tendent à devenir insensibles, agressifs, durs, sans empathie. A fortes doses, les maltraitances émotionnelles peuvent même induire des pathologies d’ordre comportemental et psychiatrique telles que l’anxiété, la dépression, l’agressivité, etc.

Bien entendu, aucun enfant ne peut être préservé à 100% des maltraitances émotionnelles. Tout adulte qui est en contact avec les jeunes enfants a perdu un jour ou l’autre sans sang-froid et a, un jour ou l’autre, crié, laissé pleurer ou critiqué un enfant. Les adultes sont confrontés, au même titre que les enfants, à la difficulté parfois de gérer leurs propres émotions.
En ce qui concerne l’impact de ces maltraitances émotionnelles, tout est une question de dosage. Nous savons que plus ces maltraitances sont intenses et/ou répétées, plus l’impact sera probablement important sur la vie de ces adultes de demain. Bien que l’enfant ne se souvienne pas de sa petite enfance, son cerveau, quant à lui, en conserve des traces profondes positives comme négatives. La responsabilité des acteurs de la petite enfance est donc considérable.

 

source : lesprosdelapetiteenfance.fr

 

 

27 Nov. 2017

La maltraitance des enfants en france : de nouveaux chiffres

La maltraitance des enfants en france : de nouveaux chiffres

Trois ans après sa dernière enquête, L’Enfant Bleu - association qui agit depuis près de 30 ans auprès des enfants victimes de maltraitances - dresse un nouvel état des lieux de la maltraitance des enfants en France. Dans un sondage inédit mené par Harris Interactive, les Français ont été interrogés sur leur perception, mais surtout sur leur expérience personnelle de la maltraitance infantile.

Les Français et leur vécu personnel : le silence est encore de rigueur

Interrogés sur leur propre enfance, plus de 2 Français sur 10 (22%) relatent des événements assimilables à de la maltraitance (2).

  • 16% de ces victimes auto-déclarées témoignent d’une maltraitance de nature sexuelle (principalement en des attouchements surtout vécus par des jeunes filles)
  • 8% font état d’une maltraitance psychologique (menaces, insultes, humiliations)
  • 5% de violences régulières (coups)
  • 3% de négligence répétée (soins, hygiène).

68% de ces victimes déclarées font état d’une maltraitance ayant eu lieu au moins en partiedans leur propre famille.
Deux tendances lourdes apparaissent parmi ces victimes déclarées : 80% des Français déclarent ne pas avoir parlé des maltraitances vécues au moment des faits. Parmi les personnes affirmant avoir parlé de leurs maltraitances, 61% estiment que cette situation s’est arrêtée totalement ou partiellement suite au révélations.

Les Français face à la maltraitance au sein de leur entourage : entre méconnaissance et inertie

Au-delà de leur expérience personnelle, les Français estiment que la maltraitance des enfants constitue un phénomène répandu dans leur entourage direct (famille proche, amis) ou indirect (famille élargie, voisins, collègues). Ainsi, 47% estiment probable, voire certain, qu’il y ait dans leur entourage au moins une personne ayant été victime de maltraitance durant l’enfance.

 

plus d'informations sur www.enfantbleu.org

 

 


Modifié le 27/11/2017 a 15:35